PIERRE SCHARFF

PIERRE SCHARFF

De son enfance, Pierre Scharff*, se souvient de ces tendres moments racontés plus tard par ses parents.

Originaires des alentours du pays d’Arlon, à deux pas des villages luxembourgeois réputés pour leur hospitalité, ses parents décideront vers les années 1938 de se rapprocher de Latour. Cela dans une logique pratique, afin d’améliorer le cadre de vie familial, le papa étant chef-garde en fonction en gare de Latour, dans une maison typiquement gaumaise, à Ruette. Ils apprivoiseront cette Gaume, et n’en repartiront plus, tant cette charmante région les accueillera à bras ouverts.

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Sa maman, empreinte de l’instinct maternel, se retirera toujours à la maison parentale, à Wolkrange, pour assurer une fin de maternité paisible, loin du tumulte industriel naissant de cette Gaume en plein essor.

Plus tard, Pierre Scharff, sous l’oeil protecteur et bienveillant de ses parents, rejoindra Virton, capitale de la Gaume, en 1950, accompagné de sa famille dans une rue appelée populairement «le bosquet». Il y grandira, entouré de sa famille aimante, il fera ses premiers pas scolaires ches les frères Maristes, institution scolaire renommée jouxtant le célèbre cinéma « Patria» de la rue des Fossés. Pierre et ses frères rejoindront, au terme de leurs années de classes primaires, le collège Saint-Joseph, fleuron de l’enseignement virtonnais.

 

Pierre Scharff, une fois ses études secondaires accomplies, rejoindra les bancs de la régence (Isma) et de l’université (UCL). Plus tard, épisodiquement, il se prêtera à la plume et à l’encrier, par loisir peut-être, mais certainement par amour de la culture et des lettres.

David Donneaux


* Source Wikipédia

(*) Régent Français-Histoire et agrégé de l’enseignement secondaire inférieur, licencié en Politique économique et sociale, Pierre Scharff enseigne en Afrique (1962-1966) avant de revenir à Virton, où il est professeur jusqu’en 1974. Commence à ce moment une carrière au sein de l’administration de la Communauté française où, après avoir été inspecteur principal au ministère de la Culture, il devient directeur général adjoint auprès des Services du gouvernement de la Communauté française. Il se met en disponibilité lorsque commence sa carrière de parlementaire, fin 1991.
Conseiller communal PSC élu à Virton pour la première fois en octobre 1970, P. Scharff est d’emblée désigné Premier échevin (1971-1982) et exerce temporairement le mayorat entre 1974 et 1979, lorsqu’il remplace Joseph Michel, ministre de l’Intérieur puis de l’Éducation nationale. Conseiller communal de l’opposition entre 1983 et 1994, Pierre Scharff est aussi conseiller provincial du Luxembourg, mandat qu’il exerce durant vingt ans (1971-1991). En octobre 1994, Joseph Michel ne se représente plus et, sous la conduite de Pierre Scharff, le PSC qui conserve ses huit élus devient le premier parti de Virton. S’alliant avec « l’ennemi socialiste », Pierre Scharff s’impose comme le nouveau maire de la capitale de la Gaume, confortant sa majorité en 2000 et ce jusqu’en décembre 2006.
Parallèlement, secrétaire politique général du PSC (1988-1995) présidé par Gérard Deprez, investi dans les dossiers liés à l’enseignement et au non-marchand durant les premières années de la communautarisation de ces matières, il est désigné comme sénateur coopté par son parti et participe aux négociations de formation de la majorité PS-PSC à la Communauté française (1991-1992). Durant la législature, le nouveau sénateur apporte sa voix à l’importante réforme des institutions qui transforme la Belgique en un État fédéral (1993) et prend une part active dans le dossier relatif à la fin du cumul des mandats.
Élu en mai 1995 dans la circonscription de Neufchâteau-Virton, Pierre Scharff figure parmi les 75 premiers députés élus directement au Parlement wallon. Au printemps 1996, Pierre Scharff se risque à prôner une identité culturelle pour la Wallonie, jugeant indispensable que les Wallons adhèrent par le cœur et par l’esprit au projet de redressement et de développement économique de leur région. Il prône aussi la prise de mesures concertées entre la Région et les employeurs pour améliorer l’enseignement technique et professionnel. Membre de la Commission des Affaires intérieures du Parlement wallon, il y défend notamment les propositions de son parti en matière de réforme des intercommunales.
Député-maire de Virton, P. Scharff annonce son départ de la politique dès 2003. Absent du scrutin de juin 2004, il remet les clés de la mairie de Virton à Michel Thiry en septembre, pour se consacrer à ses hobbys, dont l’écriture et la bande dessinée. Tintinologue averti, Pierre Scharff a réussi à convaincre Casterman de publier un épisode des aventures de Tintin en patois gaumais. Sur un texte écrit par André Petit, On è pitroléy su la lune a été publié en 2001.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 510-511

conseiller communal de Virton (1971-2004)
échevin (1971-1982)
bourgmestre ff (1974-1979)
conseiller provincial du Luxembourg (1971-1991)
sénateur coopté (1992-1995)
député wallon (1995-2004)
bourgmestre (1995-2004)

Paul Delforge, décembre 2014